Une exhortation de Saint Paul

Ce dimanche St Paul nous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ:
 » Le Christ en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’évangile,
et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine ce qui rendrait vaine la croix du Christ. »
  St Paul aux corinthiens 

Jésus n’a jamais dit ….

Eteignez vos lumières, faites taire vos instruments ! Vivez dans l’ascétisme et la sévérité ! Enfermez-vous dans une sombre pièce et priez à genoux pour être pardonnés !

Jésus n’a jamais dit :

Elevez vos enfants dans la crainte d’un Dieu  qui punit et qui juge !

Jésus n’a jamais dit :

Soyez bien sage, mettez votre cravate pour venir chez moi

Jésus n’a jamais dit tout ça

Claire Bazil

Biette
Sr Caritas Müller

Pierre Imbertis

Psaume 55

Sur Dieu dont j’exalte la parole, sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur !Que peuvent sur moi des êtres de chair ?

Les psaumes 56 à 60 constituent un ensemble où, par la voix de David, exilé et fugitif, les affligés expriment leur confiance en Dieu, leur refuge.

Le refrain des versets 5 et 12 divise le psaume en 3 strophes. La première expose la situation du persécuté et la confiance qu’il met en Dieu (v. 2 à 5),

développées dans la seconde strophe (v. 6 à 12). Le psaume se termine par une parole d’action de grâce (v. 13 et 14).

Je m’installe à l’écart… Je peux allumer une bougie… Je respire profondément, et tourne mon attention et mes pensées vers le Seigneur, en communion avec la foule des croyants qui ont prié ce psaume… Je peux lui demander une grâce en me présentant à Lui, tel.le que je suis aujourd’hui…Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume une première fois.

Je regarde sa structure, son rythme, et repère les mots ou expressions qui me touchent.

Puis je relis autant de fois que souhaité, doucement, cette supplication où le ton de la confiance l’emporte progressivement.

Peut-être suis-je dans la désolation, les difficultés…unissant mon appel à celui du psalmiste… Appel qui m’invite aussi à prendre appui sur le Seigneur, dans la confiance…

Et moi ? Quelles sont mes peurs ? Qu’en est-il de ma confiance en Dieu ?

Peut-être puis-je aussi penser à tous ceux qui peinent dans le monde…et intercéder pour eux…

Je laisse monter en moi ce que je souhaite confier au Seigneur…je Lui parle comme à un ami… je L’écoute…

Oraison
Nous le savons, Dieu Très-Haut, toi qui as recueilli les larmes de ton Christ et qui l’as fait marcher dans la lumière de Pâques, tu ne cesses de combattre pour ton Église. Délivre-nous de la peur de ce monde : que nous puissions exalter ta Parole et t’offrir le sacrifice d’action de grâce.

Dans l’espérance, en union avec toute l’Eglise, je m’adresse à Notre Père….Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier pour l’unité des chrétiens

Je me mets à l’écart pour un cœur à cœur avec le Seigneur et lui demande la grâce de l’unité.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Nous vivons cette semaine, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. A la demande de Rome, les prières et réflexions, en 2026, ont été préparées par l’église apostolique arménienne, en collaboration avec leurs frères et sœurs de l’église catholique et des églises évangéliques arméniennes. Les Arméniens ont un passé douloureux, marqué par plusieurs dominations

étrangères, par les terribles violences de 1915, par la dureté du régime soviétique. Mais ces épreuves ont fait naître dans le cœur de ce peuple un désir passionné d’unité. Jean-Paul II écrivit à juste titre dans Ut unum sint: « Ceux qui croient au Christ, unis sur la voie tracée par les martyrs, ne peuvent pas rester divisés ».

Quelques extraits du texte :
 

« L’unité est une mission divine qui, plus qu’un simple idéal, est au cœur de notre identité chrétienne. Elle représente l’essence de la vocation de l’Église, un appel à refléter l’unité harmonieuse de notre vie en Christ au milieu de notre diversité ».

« En prononçant le Credo, les fidèles déclarent leur foi en “l’Église une, sainte, catholique et apostolique”, et professent ainsi combien cette unité est le centre de leur vie spirituelle. Cet engagement en faveur de l’unité trouve sa pleine expression dans les célébrations eucharistiques de

l’Église, où la communauté ne prie pas seulement pour les chrétiens du monde entier et leurs chefs spirituels, mais aussi pour l’unité de l’Église elle-même. Chaque dimanche, lors de la liturgie, les fidèles s’étreignent les uns les autres et chantent “L’Église est devenue une” ».

Et le Pape Léon, dans la lettre qu’il consacre au credo de Nicée écrit : « Ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise !  Ainsi, dans un monde divisé et déchiré par nombre de conflits, l’unique Communauté chrétienne universelle peut être un signe de paix et un instrument de réconciliation, contribuant de manière décisive à un engagement mondial en faveur de la paix. »

Cette année, la semaine de l’unité appelle à méditer ce verset de l’épître aux Éphésiens : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance » (Éphésiens 4,4)
 

Je prends le temps de lire attentivement ces différents textes et m’arrête sur une expression ou une autre…

Je peux, par l’imagination, faire mémoire de la diversité des cultes chrétiens : une église catholique, un temple protestant, une église orthodoxe…la liturgie catholique, le culte protestant, la liturgie orthodoxe…le prêtre, le pasteur, le pope…et je prie pour construire ensemble « l’unité harmonieuse de notre vie en Christ, au milieu de notre diversité. »

Je rends grâce pour ce qui nous unit : la Parole de Dieu, le credo, le Notre Père. Et je peux redire plusieurs fois, avec le Pape Léon : « ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise. »

Je présente ensuite au Seigneur les divisions qui subsistent ou qui se créent. Les rivalités entre églises évangéliques et église catholique sur bien des continents, et notamment, en Amérique latine, les divisions entre patriarcats orthodoxes de Moscou, de Kiev, de Constantinople…et je demande à l’Esprit Saint de nous aider à trouver les voies de la réconciliation.
 

Hélas, Seigneur bien-aimé, aujourd’hui le filet s’est déchiré, aurions-nous envie de dire avec tristesse ! Mais non – nous ne devons pas être tristes ! Réjouissons-nous de ta promesse, qui ne déçoit pas, et faisons tout ce qui est possible pour parcourir la route vers l’unité que tu as promise. Faisons mémoire d’elle comme des mendiants dans notre prière au Seigneur : oui Seigneur, souviens-toi de ce que tu as promis. Fais que nous ne soyons qu’un seul Pasteur et qu’un seul troupeau ! Ne permets pas que ton filet se déchire et aide-nous à être des serviteurs de l’unité ! »

Nous terminons par la prière qui rassemble les fils d’un seul Père. Notre Père… Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 43

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour.

Le psaume 43/44 a été composé dans des circonstances difficiles traversées par l’Israël ancien, de ces circonstances qui ébranlent les certitudes les mieux établies. C’est la prière d’un être humain qui est confronté à l’éclipse de Dieu. 

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.  

Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.

Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à percevoir sa Présence dans ma vie ou tout autre demande qui vient…

Je lis doucement le psaume …

  • Devant le mal qui déferle dans le monde, les évènements difficiles qui traversent ma vie, comment Seigneur puis-je dire « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » ?Comment accueillir ce qui semble être une absence de Ta part ?Moi aussi Seigneur, j’ai envie de Te dire « réveille-Toi ? M’as-Tu oublié(e) ?
  • MAIS
  • Seigneur je veux Te faire confiance, même dans la nuit de la Foi, je désire me laisse guider par Ta Parole et non par ce qui semble habiter mon cœur ?

Te faire confiance c’est Te dire oui chaque jour quelque soit ce que je traverse ! C’est Te dire oui Seigneur Tu es là avec moi-même si je ne ressens que vide et abandon !

  • Seigneur, je Te confie mon désir de toujours Te suivre.

Merci pour Ta Parole, point d’appui pour continuer de te dire « oui » quel que soit ce qui traverse ma vie…

Je peux lire le texte suivant : 

 Je me tourne vers Toi qui est mon Père, un Père qui n’abandonne jamais son enfant, et je dis « Notre Père….. »

Je conclus par un signe de croix

Prier avec un texte de saint Augustin

St Augustin par Philippe de Champaigne 17ème s

Je me mets en présence du Seigneur et lui demande la grâce de l’aimer davantage.

Je lis lentement ce passage qu’a écrit saint Augustin, pour parler de son expérience à la recherche de Dieu. Qu’est-ce qui rejoint ma propre expérience ?

Je relis pas à pas ce texte

« Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors »… « Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; »

Souvent nous nous  lamentons  de l’absence de Dieu, de son silence. Et si c’était nous qui n’étions pas attentifs à Sa présence? Et si c’était nous qui vivions à la superficie des choses, qui nous nous laissions distraire, qui ne prenions pas le temps de l’écoute de Celui qui nous connait plus que nous-mêmes ?

Je fais mémoire des moments privilégiés où j’ai fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je regarde aussi mes journées : qu’en est-il de ma vie intérieure ? Quelle place je donne à l’écoute de la Parole de Dieu ? A la prière ?

« sur la grâce des choses que tu as faites, je me ruais »… « elles me retenaient loin de toi, ces choses »

Les choses créées sont bonnes mais quelque fois nous nous y attachons  tellement que nous les considérons comme un dû et en oublions le donateur.

A la suite de saint Augustin, je peux me demander ce qui n’est pas à sa place dans ma vie. Ce à quoi j’attache trop d’importance ? Ce qui n’est pas au service de ma relation à Dieu mais qui au contraire me détourne de Lui ?

«  Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je brûle pour ta paix »»

Je regarde les mots employés par saint Augustin pour dire comment Dieu l’a rejoint ; c’est le langage des sens ; les 5 sens, l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher sont évoqués. Je regarde  ce que cet éveil des sens intérieurs a produit chez lui.

Ai-je moi-même vécu des moments où le Seigneur m’a touché, où mon cœur est devenu tout brûlant ? Quel élan, cela a suscité en moi ?

Je parle au Seigneur et le prie : une action de grâce pour sa présence ? Un pardon pour tout ce qui m’éloigne de Lui ? Une demande pour l’aimer davantage en réponse à son amour?

Je termine ce temps en reprenant le refrain de Taizé : « Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »

Psaume 71

Je me dispose à prier avec le psaume de ce jour. Je dépose dans les mains du Père ce qui occupe mon esprit et fais silence en moi.

Je lis une première fois ces trois strophes et me laisse rejoindre par la demande faite au Seigneur et la louange.

Je peux bien sûr tout simplement, transposer cette prière et la faire mienne aujourd’hui pour notre monde en souffrance. Qu’ai-je envie de dire au Seigneur, là où je suis.?

Et puis dans ma prière de demande, je pourrais remplacer certains mots; par exemple : « Dieu, donne à mon coeur tes pouvoirs » ou bien « que je fasse droit aux malheureux ». Je scrute mon coeur et je me laisse éclairer par la contemplation du Christ qui vient dans notre monde. Comment prendre ma part là où je vis ? Auprès de qui ?

« Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront » ce verset m’évoque le voyage et l’adoration des mages devant l’enfant, le fils de Dieu incarné. Et je peux lire avec mon coeur et mon esprit et me laisser questionner par la méditation :

Merci à »La catéchèse par la Parole »

Et maintenant je partage au Seigneur ce que j’ai reçu, ce qui me questionne.

Et je termine cette rencontre en priant le Père comme Jésus nous l’a appris: Notre Père…

Epiphanie

Hier, nous avons célébré la fête de l’Épiphanie du Seigneur, qui donne de contempler un éclat particulier de la lumière de la Nativité. Elle nous invite à suive l’étoile qui guide chacun au cœur de la vie et invite à apporter ses richesses pour annoncer la bonne nouvelle du Salut à toutes les nations.

Je commence ce temps de prière en me rendant disponible au Seigneur. Je peux lui demander la grâce de me mettre en marche avec lui en ce début d’année .

Je lis ce récit lentement, en imaginant les lieux : Bethléem, et la maison où l’enfant et ses parents se trouvent ; Jérusalem, entourée de murs, et le palais luxueux du roi Hérode le Grand ;

le lointain pays d’où viennent les mages, des astrologues. Je contemple le chemin parcouru, l’étoile qui les guide, les lieux où ils s’arrêtent.

Je peux m’aider de ces trois pistes pour méditer ensuite ce passage d’Évangile :

Avec les mages, sortir de l’inquiétude.

Et moi, quelles sont mes inquiétudes  en cette nouvelle année qui commence? Je les confie à Dieu avec confiance.

Avec les mages, aller vers la paix.
 

Je prends le temps de contempler l’enfant avec Marie, sa mère et comme les mages, je me laisse habiter par la paix présente dans cette scène. Je présente au Seigneur tel ou tel moment de ma vie où j’ai pu goûter à cette paix.

Avec les mages, offrir des présents.

Je peux offrir à l’enfant ce qui est précieux pour moi aujourd’hui : qu’est-ce qui est éclat d’or dans mon cœur ?  Qu’est-ce qui est parfum apaisant autour de moi ? Qu’est ce qui est soulagement pour mes blessures ?

Je peux conclure ce temps par la prière de louange 

Le ciel raconte la gloire de Dieu.
La voûte céleste dit l’œuvre de ses mains.
Tout nous parle de la grandeur de Dieu.
Voici dans la nuit, une lumière pour nous conduire vers Jésus.
Comme les mages, laissons-nous guider par cette lumière pour trouver notre chemin jusqu'à lui.
Ouvrons nos yeux, ouvrons nos cœurs pour reconnaître les signes de sa royauté.
Comme les mages, laissons-nous surprendre par le mystère que Dieu vient nous dévoiler, pas à pas.
Avançons avec confiance et persévérance pour le découvrir au détour du chemin, dans l’émerveillement et la reconnaissance.
Comme les mages, inclinons-nous devant Jésus, en signe d'adoration.
Offrons-lui le meilleur de nous-mêmes pour que toute notre vie soit un chant d’amour qui rende gloire et honneur à Dieu, notre créateur.

Méditation Saint Joseph

  • Seigneur, donne-moi de me disposer à t’accueillir, à être tout à toi pendant ce temps de prière.
  • Je contemple Joseph ! Dieu lui parle lors d’un songe, dans le silence de la nuit … peu de paroles de sa part…

Tout habité par la confiance qu’il fait au Seigneur, Joseph pose des actes. Il assume sa mission. Il se trouve acteur d’un évènement qui le dépasse mais il accepte pleinement d’y prendre part. Il vit et agit dans la foi.

Joseph connait les écritures et la Parole de Dieu habite son cœur, lui donnant de « comprendre » les évènements vécus avec Jésus.  Ce silence est tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa Sainte volonté et de confiance sans réserve à Sa Providence.

  • Je me laisse porter par ce silence, dans ce monde bruyant ! J’écoute ce que Dieu veut me dire, je me nourris de Sa Parole. Je Lui fais confiance.
  • Comme Joseph entendant l’ange, je me laisse déplacer…comment répondre au désir du Seigneur de me faire participer à Son projet ?

Je peux conclure avec :

“Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.”

Beate Heinen

Psaume 97

La terre tout entière a vu le salut que Dieu nous donne. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

En ce jour de Noël, en ce jour de fête, je prends part à la joie en louant Seigneur. « Acclamez le Seigneur. ». Je demande au Seigneur la grâce de la joie.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, en m’arrêtant sur un mot, une expression, un verset.

« Un chant nouveau ». Je considère la nouveauté apportée par un « nouveau-né ». Un enfant naissant, héritier, bien sûr de son ascendance, de son peuple, mais aussi porteur d’à-venir…Comment ce nouveau-né est-il, pour moi, Bonne Nouvelle ?

« Sa main puissante », la « victoire » (mentionnée à trois reprises), le roi…Le psalmiste déploie le vocabulaire de la force. Pourtant, nous accueillons à Noël un petit enfant fragile et dépendant. Je médite sur le mystère de la Révélation : le choix de Dieu de révéler sa puissance, à travers la faiblesse.

Si le psalmiste évoque Israël, il chante aussi que la révélation concerne les « nations » et que la « terre entière » a vu la victoire du Seigneur. J’examine comment le salut est promis à tous, comment cet enfant qui vient va s’adresser à toute la famille humaine.

         Je relis le psaume, en louant le Seigneur.

         Puis je prends le temps d’un dialogue intime avec Dieu. Je peux rendre grâce pour tous les peuples de la terre qui accueillent le Sauveur. Je peux lui confier ce qui me retient, peut-être, dans mes habitudes, ma routine, et qui m’empêche de m’ouvrir à la nouveauté promise.

         M’unissant aux « nations » et à la « terre entière », je dis « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier devant la crèche

Alors que nous sommes à quelques jours de la fête de Noël, prions devant les crèches qui, partout dans le monde, nous rappellent la naissance de Jésus.

Après avoir fait silence en nous, nous nous mettons à l’écoute du Seigneur qui nous enseigne à travers cette tradition.

  • Nous commençons par contempler, plusieurs crèches.

Nous nous arrêtons sur le décor. Il y en a de toutes sortes, ici un chalet enneigé ; là un village provençal…

Allemagne
Avignon

Nous regardons les nombreux personnages qui s’activent. Les santons de Provence représentent tous les métiers. Tous sont concernés par cette naissance, les plus jeunes comme les plus âgés, les riches comme les simples… Même les animaux participent à cette bonne nouvelle !

Eglise st François-Xavier – Paris

Nous contemplons enfin le cœur de nos crèches : le lieu de la naissance de l’enfant Jésus. Une naissance toute simple, avec un nouveau-né couché dans une mangeoire. Pourtant, au-delà des apparences, c’est un évènement inouï, comme l’indique la lumière de cette scène, l’étoile et l’ange messager de Dieu. Saurons-nous nous en réjouir ?

Assise
  • Devant ces crèches, prions le Seigneur pour que s’accomplisse son œuvre de salut. 

Nous prions pour notre monde en détresse. Je fais mémoire des lieux de violence, de souffrance d’injustice que je connais ; je supplie le Seigneur pour que vienne son règne de justice et de paix.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nos proches. Je fais mémoire des personnes qui autour de moi ont besoin de mon soutien : personnes malades, seules, âgées – migrants, personnes à la rue ou en difficulté économique – ceux qui ne trouvent pas de sens à leur vie… je supplie le Seigneur de tendresse de leur venir en aide.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nous-mêmes. Je confie au Seigneur mes doutes, mes difficultés, tout ce qui m’entrave et m’empêche de vivre. Que le Seigneur me donne sa Paix et sa Joie !

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour la création qui nous est donnée ; pour en rendre grâce et pour demander au Seigneur que nous sachions la préserver.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous terminons ce temps par un Notre Père et l’écoute du chant :