Une exhortation de Saint Paul
Ce dimanche St Paul nous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ:
» Le Christ en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’évangile,
et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine ce qui rendrait vaine la croix du Christ. » St Paul aux corinthiens
Il n’y a qu’une loi : AIMER

Jésus n’a jamais dit ….
Eteignez vos lumières, faites taire vos instruments ! Vivez dans l’ascétisme et la sévérité ! Enfermez-vous dans une sombre pièce et priez à genoux pour être pardonnés !
Jésus n’a jamais dit :
Elevez vos enfants dans la crainte d’un Dieu qui punit et qui juge !
Jésus n’a jamais dit :
Soyez bien sage, mettez votre cravate pour venir chez moi

Jésus n’a jamais dit tout ça
Alors le Christ m’a dit : « Prends le risque :

Aime et fais ce que tu veux ! Bois et partage ton pain avec tous. Ne te choque pas de la vie souvent crue.
N’aie pas peur de briser la loi du troupeau pourvue que l’amour te guide ! N’aie pas peur d’envoyer en l’air les tabous pourvue que ton cœur soit droit

N’aie pas peur de te jeter dans la vie pourvue que ton œil soit clair ! Je suis là avec toi pour t’apprendre à aimer
En somme, il n’y a qu’une règle !
Seul l’amour que Jésus propose peut nous permettre de suivre le cours follement dansant du quotidien.

Si toi, Christ, tu as pu réaliser ce que tu dis en donnant ta vie, Alors, aide-nous à aimer comme toi.

Pierre Imbertis
Psaume 55
Sur Dieu dont j’exalte la parole, sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur !Que peuvent sur moi des êtres de chair ?
Pitié, mon Dieu ! Des hommes s'acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s'acharnent, ils me guettent tout le jour ;
mais là-haut, une armée combat pour moi.
Le jour où j'ai peur,
je prends appui sur toi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des êtres de chair ?
Tout le jour, leurs paroles me blessent,
ils ne pensent qu'à me faire du mal ;
à l'affût, ils épient, ils surveillent mes pas ;
comme s'ils voulaient ma mort.
Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes ;
Le jour où j'appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
le Seigneur dont j'exalte la parole, *
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur ! *
Que peuvent sur moi des humains ?
Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t'offrirai des sacrifices d'action de grâce ;
car tu m'as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute,
pour que je marche à la face de Dieu
dans la lumière des vivants.

Les psaumes 56 à 60 constituent un ensemble où, par la voix de David, exilé et fugitif, les affligés expriment leur confiance en Dieu, leur refuge.
Le refrain des versets 5 et 12 divise le psaume en 3 strophes. La première expose la situation du persécuté et la confiance qu’il met en Dieu (v. 2 à 5),
développées dans la seconde strophe (v. 6 à 12). Le psaume se termine par une parole d’action de grâce (v. 13 et 14).
Je m’installe à l’écart… Je peux allumer une bougie… Je respire profondément, et tourne mon attention et mes pensées vers le Seigneur, en communion avec la foule des croyants qui ont prié ce psaume… Je peux lui demander une grâce en me présentant à Lui, tel.le que je suis aujourd’hui…Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume une première fois.
Je regarde sa structure, son rythme, et repère les mots ou expressions qui me touchent.
Puis je relis autant de fois que souhaité, doucement, cette supplication où le ton de la confiance l’emporte progressivement.
Peut-être suis-je dans la désolation, les difficultés…unissant mon appel à celui du psalmiste… Appel qui m’invite aussi à prendre appui sur le Seigneur, dans la confiance…
Le jour où j’ai peur, je prends appui sur toi. (v. 4) Sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur (v. 5 ; v. 12) Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ; je le sais, Dieu est pour moi. (v. 10)
Et moi ? Quelles sont mes peurs ? Qu’en est-il de ma confiance en Dieu ?
Peut-être puis-je aussi penser à tous ceux qui peinent dans le monde…et intercéder pour eux…
Je laisse monter en moi ce que je souhaite confier au Seigneur…je Lui parle comme à un ami… je L’écoute…
Oraison
Nous le savons, Dieu Très-Haut, toi qui as recueilli les larmes de ton Christ et qui l’as fait marcher dans la lumière de Pâques, tu ne cesses de combattre pour ton Église. Délivre-nous de la peur de ce monde : que nous puissions exalter ta Parole et t’offrir le sacrifice d’action de grâce.
Dans l’espérance, en union avec toute l’Eglise, je m’adresse à Notre Père….Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Prier pour l’unité des chrétiens
Je me mets à l’écart pour un cœur à cœur avec le Seigneur et lui demande la grâce de l’unité.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Nous vivons cette semaine, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. A la demande de Rome, les prières et réflexions, en 2026, ont été préparées par l’église apostolique arménienne, en collaboration avec leurs frères et sœurs de l’église catholique et des églises évangéliques arméniennes. Les Arméniens ont un passé douloureux, marqué par plusieurs dominations
étrangères, par les terribles violences de 1915, par la dureté du régime soviétique. Mais ces épreuves ont fait naître dans le cœur de ce peuple un désir passionné d’unité. Jean-Paul II écrivit à juste titre dans Ut unum sint: « Ceux qui croient au Christ, unis sur la voie tracée par les martyrs, ne peuvent pas rester divisés ».
Quelques extraits du texte :
« L’unité est une mission divine qui, plus qu’un simple idéal, est au cœur de notre identité chrétienne. Elle représente l’essence de la vocation de l’Église, un appel à refléter l’unité harmonieuse de notre vie en Christ au milieu de notre diversité ».
« En prononçant le Credo, les fidèles déclarent leur foi en “l’Église une, sainte, catholique et apostolique”, et professent ainsi combien cette unité est le centre de leur vie spirituelle. Cet engagement en faveur de l’unité trouve sa pleine expression dans les célébrations eucharistiques de
l’Église, où la communauté ne prie pas seulement pour les chrétiens du monde entier et leurs chefs spirituels, mais aussi pour l’unité de l’Église elle-même. Chaque dimanche, lors de la liturgie, les fidèles s’étreignent les uns les autres et chantent “L’Église est devenue une” ».
Et le Pape Léon, dans la lettre qu’il consacre au credo de Nicée écrit : « Ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise ! Ainsi, dans un monde divisé et déchiré par nombre de conflits, l’unique Communauté chrétienne universelle peut être un signe de paix et un instrument de réconciliation, contribuant de manière décisive à un engagement mondial en faveur de la paix. »
Cette année, la semaine de l’unité appelle à méditer ce verset de l’épître aux Éphésiens : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance » (Éphésiens 4,4)
Je prends le temps de lire attentivement ces différents textes et m’arrête sur une expression ou une autre…
Je peux, par l’imagination, faire mémoire de la diversité des cultes chrétiens : une église catholique, un temple protestant, une église orthodoxe…la liturgie catholique, le culte protestant, la liturgie orthodoxe…le prêtre, le pasteur, le pope…et je prie pour construire ensemble « l’unité harmonieuse de notre vie en Christ, au milieu de notre diversité. »
Je rends grâce pour ce qui nous unit : la Parole de Dieu, le credo, le Notre Père. Et je peux redire plusieurs fois, avec le Pape Léon : « ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise. »
Je présente ensuite au Seigneur les divisions qui subsistent ou qui se créent. Les rivalités entre églises évangéliques et église catholique sur bien des continents, et notamment, en Amérique latine, les divisions entre patriarcats orthodoxes de Moscou, de Kiev, de Constantinople…et je demande à l’Esprit Saint de nous aider à trouver les voies de la réconciliation.

Nous méditons les paroles de Benoit XVI lors de la messe d’inauguration de son pontificat : « de l’image du pasteur et de celle du pêcheur émerge de manière très explicite l’appel à l’unité. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur » (Jn 10,16), dit Jésus à la fin du discours du bon pasteur. Le récit des 153 gros poissons se conclut avec la constatation joyeuse : « Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré » (Jn 21,11)
Hélas, Seigneur bien-aimé, aujourd’hui le filet s’est déchiré, aurions-nous envie de dire avec tristesse ! Mais non – nous ne devons pas être tristes ! Réjouissons-nous de ta promesse, qui ne déçoit pas, et faisons tout ce qui est possible pour parcourir la route vers l’unité que tu as promise. Faisons mémoire d’elle comme des mendiants dans notre prière au Seigneur : oui Seigneur, souviens-toi de ce que tu as promis. Fais que nous ne soyons qu’un seul Pasteur et qu’un seul troupeau ! Ne permets pas que ton filet se déchire et aide-nous à être des serviteurs de l’unité ! »
Nous terminons par la prière qui rassemble les fils d’un seul Père. Notre Père… Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Psaume 43
Sauve-nous, Seigneur, par ton amour.
Le psaume 43/44 a été composé dans des circonstances difficiles traversées par l’Israël ancien, de ces circonstances qui ébranlent les certitudes les mieux établies. C’est la prière d’un être humain qui est confronté à l’éclipse de Dieu.

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l’adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.
Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l’entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.
Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?
Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.
Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.
Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.
Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à percevoir sa Présence dans ma vie ou tout autre demande qui vient…
Je lis doucement le psaume …
- Devant le mal qui déferle dans le monde, les évènements difficiles qui traversent ma vie, comment Seigneur puis-je dire « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » ?Comment accueillir ce qui semble être une absence de Ta part ?Moi aussi Seigneur, j’ai envie de Te dire « réveille-Toi ? M’as-Tu oublié(e) ?
- MAIS
- Seigneur je veux Te faire confiance, même dans la nuit de la Foi, je désire me laisse guider par Ta Parole et non par ce qui semble habiter mon cœur ?
Te faire confiance c’est Te dire oui chaque jour quelque soit ce que je traverse ! C’est Te dire oui Seigneur Tu es là avec moi-même si je ne ressens que vide et abandon !
- Seigneur, je Te confie mon désir de toujours Te suivre.
Merci pour Ta Parole, point d’appui pour continuer de te dire « oui » quel que soit ce qui traverse ma vie…
Je peux lire le texte suivant :
« Une nuit, j’ai eu un songe.
J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.
Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.
J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable : l’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.
Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.
Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière. J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.
Je l’ai donc interrogé : « Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas.
Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. »
Et le Seigneur répondit : « Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute !
Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien : c’était moi qui te portais. »
Je me tourne vers Toi qui est mon Père, un Père qui n’abandonne jamais son enfant, et je dis « Notre Père….. »
Je conclus par un signe de croix
Prier avec un texte de saint Augustin

Bien tard je t’ai aimée
"Bien tard, je t'ai aimée, ô Beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard, je t'ai aimée. Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors, et c'est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n'existaient pas en toi, n'existeraient pas ! Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j'ai respiré et haletant j'aspire à toi ; j'ai goûté, et j'ai faim et j'ai soif ; tu m'as touché et je brûle pour ta paix" (Saint Augustin, Confessions X, 27,38)
Je me mets en présence du Seigneur et lui demande la grâce de l’aimer davantage.
Je lis lentement ce passage qu’a écrit saint Augustin, pour parler de son expérience à la recherche de Dieu. Qu’est-ce qui rejoint ma propre expérience ?
Je relis pas à pas ce texte
« Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors »… « Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; »
Souvent nous nous lamentons de l’absence de Dieu, de son silence. Et si c’était nous qui n’étions pas attentifs à Sa présence? Et si c’était nous qui vivions à la superficie des choses, qui nous nous laissions distraire, qui ne prenions pas le temps de l’écoute de Celui qui nous connait plus que nous-mêmes ?
Je fais mémoire des moments privilégiés où j’ai fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je regarde aussi mes journées : qu’en est-il de ma vie intérieure ? Quelle place je donne à l’écoute de la Parole de Dieu ? A la prière ?
« sur la grâce des choses que tu as faites, je me ruais »… « elles me retenaient loin de toi, ces choses »
Les choses créées sont bonnes mais quelque fois nous nous y attachons tellement que nous les considérons comme un dû et en oublions le donateur.
A la suite de saint Augustin, je peux me demander ce qui n’est pas à sa place dans ma vie. Ce à quoi j’attache trop d’importance ? Ce qui n’est pas au service de ma relation à Dieu mais qui au contraire me détourne de Lui ?

« Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je brûle pour ta paix »»
Je regarde les mots employés par saint Augustin pour dire comment Dieu l’a rejoint ; c’est le langage des sens ; les 5 sens, l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher sont évoqués. Je regarde ce que cet éveil des sens intérieurs a produit chez lui.
Ai-je moi-même vécu des moments où le Seigneur m’a touché, où mon cœur est devenu tout brûlant ? Quel élan, cela a suscité en moi ?
Je parle au Seigneur et le prie : une action de grâce pour sa présence ? Un pardon pour tout ce qui m’éloigne de Lui ? Une demande pour l’aimer davantage en réponse à son amour?
Je termine ce temps en reprenant le refrain de Taizé : « Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »
Psaume 71
Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !
Il les rachète à l'oppression, à la violence ;
leur sang est d'un grand prix à ses yeux.
On priera sans relâche pour lui ;
tous les jours, on le bénira.
Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !
Je me dispose à prier avec le psaume de ce jour. Je dépose dans les mains du Père ce qui occupe mon esprit et fais silence en moi.
Je lis une première fois ces trois strophes et me laisse rejoindre par la demande faite au Seigneur et la louange.
Je peux bien sûr tout simplement, transposer cette prière et la faire mienne aujourd’hui pour notre monde en souffrance. Qu’ai-je envie de dire au Seigneur, là où je suis.?
Et puis dans ma prière de demande, je pourrais remplacer certains mots; par exemple : « Dieu, donne à mon coeur tes pouvoirs » ou bien « que je fasse droit aux malheureux ». Je scrute mon coeur et je me laisse éclairer par la contemplation du Christ qui vient dans notre monde. Comment prendre ma part là où je vis ? Auprès de qui ?
« Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront » ce verset m’évoque le voyage et l’adoration des mages devant l’enfant, le fils de Dieu incarné. Et je peux lire avec mon coeur et mon esprit et me laisser questionner par la méditation :
Et maintenant je partage au Seigneur ce que j’ai reçu, ce qui me questionne.
Et je termine cette rencontre en priant le Père comme Jésus nous l’a appris: Notre Père…
Epiphanie

Hier, nous avons célébré la fête de l’Épiphanie du Seigneur, qui donne de contempler un éclat particulier de la lumière de la Nativité. Elle nous invite à suive l’étoile qui guide chacun au cœur de la vie et invite à apporter ses richesses pour annoncer la bonne nouvelle du Salut à toutes les nations.
Matthieu 2, 1-12 Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Je commence ce temps de prière en me rendant disponible au Seigneur. Je peux lui demander la grâce de me mettre en marche avec lui en ce début d’année .
Je lis ce récit lentement, en imaginant les lieux : Bethléem, et la maison où l’enfant et ses parents se trouvent ; Jérusalem, entourée de murs, et le palais luxueux du roi Hérode le Grand ;
le lointain pays d’où viennent les mages, des astrologues. Je contemple le chemin parcouru, l’étoile qui les guide, les lieux où ils s’arrêtent.
Je peux m’aider de ces trois pistes pour méditer ensuite ce passage d’Évangile :
● Avec les mages, sortir de l’inquiétude.
« En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé et tout Jérusalem avec lui. » Nous pouvons nous demander pourquoi une telle inquiétude devant cette incroyable nouvelle apportée par les mages ? Est-ce en raison de l’identité de l’enfant ? Est-ce à cause du manque de savoir ?
Et moi, quelles sont mes inquiétudes en cette nouvelle année qui commence? Je les confie à Dieu avec confiance.
● Avec les mages, aller vers la paix.
Avant d’avoir vu l’enfant, les mages sont déjà envahis d’une grande joie. Tout semble simple, il n’y a pas d’agitation mais les gestes et le cœur parlent. C’est l’adoration.
Je prends le temps de contempler l’enfant avec Marie, sa mère et comme les mages, je me laisse habiter par la paix présente dans cette scène. Je présente au Seigneur tel ou tel moment de ma vie où j’ai pu goûter à cette paix.
● Avec les mages, offrir des présents.
Les présents disent l’identité de l’enfant Jésus : l’or, la dignité royale ; l’encens, la divinité et la myrrhe, son humanité.
Je peux offrir à l’enfant ce qui est précieux pour moi aujourd’hui : qu’est-ce qui est éclat d’or dans mon cœur ? Qu’est-ce qui est parfum apaisant autour de moi ? Qu’est ce qui est soulagement pour mes blessures ?
Je peux conclure ce temps par la prière de louange
Le ciel raconte la gloire de Dieu.
La voûte céleste dit l’œuvre de ses mains.
Tout nous parle de la grandeur de Dieu.
Voici dans la nuit, une lumière pour nous conduire vers Jésus.
Comme les mages, laissons-nous guider par cette lumière pour trouver notre chemin jusqu'à lui.
Ouvrons nos yeux, ouvrons nos cœurs pour reconnaître les signes de sa royauté.
Comme les mages, laissons-nous surprendre par le mystère que Dieu vient nous dévoiler, pas à pas.
Avançons avec confiance et persévérance pour le découvrir au détour du chemin, dans l’émerveillement et la reconnaissance.
Comme les mages, inclinons-nous devant Jésus, en signe d'adoration.
Offrons-lui le meilleur de nous-mêmes pour que toute notre vie soit un chant d’amour qui rende gloire et honneur à Dieu, notre créateur.
Méditation Saint Joseph

Mt 2, 13-15.19-23 évangile dimanche 28 décembre 2025
Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit :« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts,ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre.
Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.
- Seigneur, donne-moi de me disposer à t’accueillir, à être tout à toi pendant ce temps de prière.
- Je contemple Joseph ! Dieu lui parle lors d’un songe, dans le silence de la nuit … peu de paroles de sa part…
Tout habité par la confiance qu’il fait au Seigneur, Joseph pose des actes. Il assume sa mission. Il se trouve acteur d’un évènement qui le dépasse mais il accepte pleinement d’y prendre part. Il vit et agit dans la foi.
Joseph connait les écritures et la Parole de Dieu habite son cœur, lui donnant de « comprendre » les évènements vécus avec Jésus. Ce silence est tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa Sainte volonté et de confiance sans réserve à Sa Providence.
- Je me laisse porter par ce silence, dans ce monde bruyant ! J’écoute ce que Dieu veut me dire, je me nourris de Sa Parole. Je Lui fais confiance.
- Comme Joseph entendant l’ange, je me laisse déplacer…comment répondre au désir du Seigneur de me faire participer à Son projet ?
Je peux conclure avec :
“Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.”

Psaume 97
La terre tout entière a vu le salut que Dieu nous donne.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !
Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !
En ce jour de Noël, en ce jour de fête, je prends part à la joie en louant Seigneur. « Acclamez le Seigneur. ». Je demande au Seigneur la grâce de la joie.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume, en m’arrêtant sur un mot, une expression, un verset.

« Un chant nouveau ». Je considère la nouveauté apportée par un « nouveau-né ». Un enfant naissant, héritier, bien sûr de son ascendance, de son peuple, mais aussi porteur d’à-venir…Comment ce nouveau-né est-il, pour moi, Bonne Nouvelle ?

« Sa main puissante », la « victoire » (mentionnée à trois reprises), le roi…Le psalmiste déploie le vocabulaire de la force. Pourtant, nous accueillons à Noël un petit enfant fragile et dépendant. Je médite sur le mystère de la Révélation : le choix de Dieu de révéler sa puissance, à travers la faiblesse.

Si le psalmiste évoque Israël, il chante aussi que la révélation concerne les « nations » et que la « terre entière » a vu la victoire du Seigneur. J’examine comment le salut est promis à tous, comment cet enfant qui vient va s’adresser à toute la famille humaine.
Je relis le psaume, en louant le Seigneur.
Puis je prends le temps d’un dialogue intime avec Dieu. Je peux rendre grâce pour tous les peuples de la terre qui accueillent le Sauveur. Je peux lui confier ce qui me retient, peut-être, dans mes habitudes, ma routine, et qui m’empêche de m’ouvrir à la nouveauté promise.
M’unissant aux « nations » et à la « terre entière », je dis « Notre Père… »
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Prier devant la crèche
Alors que nous sommes à quelques jours de la fête de Noël, prions devant les crèches qui, partout dans le monde, nous rappellent la naissance de Jésus.
Après avoir fait silence en nous, nous nous mettons à l’écoute du Seigneur qui nous enseigne à travers cette tradition.
- Nous commençons par contempler, plusieurs crèches.
Nous nous arrêtons sur le décor. Il y en a de toutes sortes, ici un chalet enneigé ; là un village provençal…


Une manière de dire que Jésus, qui est né il y a plus de 2000 ans à Bethléem dans un village de Judée, vient encore dans notre monde d’aujourd’hui pour partager l’ordinaire de nos vies. Saurons-nous le reconnaitre ?
Nous regardons les nombreux personnages qui s’activent. Les santons de Provence représentent tous les métiers. Tous sont concernés par cette naissance, les plus jeunes comme les plus âgés, les riches comme les simples… Même les animaux participent à cette bonne nouvelle !

Une manière de dire que la bonne nouvelle de la venue de Jésus (Dieu sauve) est pour tous. Le Sauveur vient pour toutes les familles de la terre ; et c’est toute la création qui est concernée. Saurons-nous l’accueillir ?
Nous contemplons enfin le cœur de nos crèches : le lieu de la naissance de l’enfant Jésus. Une naissance toute simple, avec un nouveau-né couché dans une mangeoire. Pourtant, au-delà des apparences, c’est un évènement inouï, comme l’indique la lumière de cette scène, l’étoile et l’ange messager de Dieu. Saurons-nous nous en réjouir ?

« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Luc 2,10-12
- Devant ces crèches, prions le Seigneur pour que s’accomplisse son œuvre de salut.
Nous prions pour notre monde en détresse. Je fais mémoire des lieux de violence, de souffrance d’injustice que je connais ; je supplie le Seigneur pour que vienne son règne de justice et de paix.
« Viens Seigneur, viens nous sauver »
Nous prions pour nos proches. Je fais mémoire des personnes qui autour de moi ont besoin de mon soutien : personnes malades, seules, âgées – migrants, personnes à la rue ou en difficulté économique – ceux qui ne trouvent pas de sens à leur vie… je supplie le Seigneur de tendresse de leur venir en aide.
« Viens Seigneur, viens nous sauver »
Nous prions pour nous-mêmes. Je confie au Seigneur mes doutes, mes difficultés, tout ce qui m’entrave et m’empêche de vivre. Que le Seigneur me donne sa Paix et sa Joie !
« Viens Seigneur, viens nous sauver »
Nous prions pour la création qui nous est donnée ; pour en rendre grâce et pour demander au Seigneur que nous sachions la préserver.
« Viens Seigneur, viens nous sauver »
Nous terminons ce temps par un Notre Père et l’écoute du chant :






















